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VALON & PONTIER Avocats à Marseille

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Quand le reporting tue le travail !

Publié le 16/11/2013

 

 



C’est un vent froid venu de l’ouest qui a pour nom financiarisation apparu quand les fonds de pension ont placé leurs sous, enfin ceux des vieux,dans les grandes entreprises.

Il  fallait veiller à la profitabilité.



Alors dans l’entreprise, la finalité a changé ; il ne s’agit plus de penser au travail réel, mais à obtenir les ratios qui satisferont les actionnaires.



Il faut créer de la valeur.



Ainsi le manager verra-t-il son temps dévoré par le reporting plus que par le travail réel.



Et c’est ainsi que le travail disparait,  que meurt d’ailleurs  le salariat.



Il faudrait nous dit Pierre-Yves Gomez dans  l’Usine nouvelle



« Commencer par parler du travailleur, c'est-à-dire de la personne concrète qui fait un travail. Ensuite, il faut rappeler les vertus du travail. Travailler c'est participer à la construction d'une Cité, d'un espace économique et politique commun. Il faut, en outre, rappeler que le travail nous fait Homme, il est l'action par laquelle on transforme notre environnement au
service d'un dessein. De ce point de vue, il est essentiel de se poser laquestion des finalités, question qui a disparu derrière des ratios financiers.



Loin des discours qui veulent débarrasser l'Homme du travail, je crois qu'il faut au contraire se l'approprier complètement, comme l'a montré la philosophe Simone Weil. La libération du travail passe par son appropriation. »



C’est un poète, cet homme



Cela étant le reporting tue non seulement le travail, mais aussi la qualité de celui-ci.



Je n’évoque pas l’obsolescence programmée, etc., etc. … mais même dans les petites entreprises, par exemple immobilières, ce que j’appelle la stratégie du camembert s’est invitée.



Après la réunionite, voici donc le camembert  pour que les financiers soient contents au risque de la baisse de qualité du travail réalisé et de la pérennité dans le temps de celui-ci.



Le plus gros morceau du camembert doit leur revenir !



Plus rustique que Monsieur Gomez, il me semble qu’il n’y a de bon camembert que de Normandie, moulé à la louche et au lait cru.



Bon courage, manager !

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