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VALON & PONTIER Avocats à Marseille

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De l'éducation dans le gouvernement républicain, ou la dépression de Montesquieu.

Publié le 21/05/2021

 

 

Ce que l’on appelle État de droit est un état démocratique fondé sur la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire. Ce qui induit qu’il ne peut y avoir d’absolutisme politique, autrefois du monarque de droit divin aujourd’hui de quelque dictateur. Chaque pouvoir en quelque sorte équilibrant les deux autres.

Ce qui est troublant dans le débat politique actuel, et par exemple dans cette manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale, pouvoir législatif, avec des slogans contre la justice, pouvoir judiciaire, c’est que l’on a vu des membres du pouvoir exécutif venir en soutien de cette pression sur le législateur.

Le danger est que la confusion des genres comme des esprits conduise à oublier l’équilibre intellectuel et philosophique sur lequel la démocratie est fondée.

Le politique le sait et, s’il ne le dit, c’est qu’il oublie l’éducation et manque à ses devoirs.

Alors, le retour du despotisme est permis.

Cours particuliers donné par Montesquieu :


« C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d'elle-même parmi les menaces et les châtiments; l'honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise à son tour: mais la vertu politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible.

On peut définir cette vertu, l'amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières : elles ne sont que cette préférence.

Cet amour est singulièrement affecté aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié à chaque citoyen. Or, le gouvernement est comme toutes les choses du monde; pour le conserver, il faut l'aimer.

On n'a jamais ouï dire que les rois n'aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme.

Tout dépend donc d'établir dans la république cet amour; et c'est à l'inspirer que l'éducation doit être attentive.

 Mais, pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sûr: c'est que les pères l'aient eux-mêmes.

On est ordinairement le maître de donner à ses enfants ses connaissances; on l'est encore plus de leur donner ses passions.

Si cela n'arrive pas, c'est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du dehors.

Ce n'est point le peuple naissant qui dégénère, il ne se perd que quand les hommes faits sont déjà corrompus. »

 

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